Saturday, 04 July 2009
Accueil
Bienvenue sur CGT Educ'Action CAEN
Advertisement

Les derniers articles

  • COMMUNIQUE DE PRESSE
    Prévisualiser | Lire la suite...
    UNSEN Cgt Educ'Action 263 rue de Paris (Case 549) 93515
    MONTREUIL CEDEX
    Mel : unsen@ferc.cgt.fr - Site : www.unsen.cgt.fr

    Contact Presse : Nicole Hennache TEL. 01 48 18 81 47

    Les organisations syndicales CGT, FSU, Sud-Solidaires, CFDT, UNEF, après
    les graves incidents qui ont eu lieu cet après-midi, interpellent le
    président de la République, les élus et les citoyens du département de
    la Manche. Dans un pays démocratique, la plus aveugle violence policière
    s’est déchaînée sous nos yeux.

    La manifestation organisée à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy
    a rassemblé 5000 personnes dans les rues de Saint-Lô, dans l’ordre et
    dans le calme. Les organisations syndicales ont veillé, tout au long de
    cette journée, à canaliser les manifestants et à éviter toute provocation.

    Durant le rassemblement, cinq manifestants, dont quatre lycéens et un
    militant de la CGT ont été interpellés par les forces de l’ordre, sans
    qu’il y ait eu de leur part la moindre violence ou provocation. A la
    dislocation du rassemblement, les manifestants se sont rendus au
    commissariat pour accompagner une délégation qui demandait à être
    reçue. Après une première charge sans sommation, au gaz lacrymogène, les
    militants des organisations syndicales ont formé un cordon pour éviter
    tout débordement. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la
    mairie, pacifiquement, la tension baissant. Alors même que notre
    délégation revenait d’une audience en préfecture, les CRS arrêtaient
    plusieurs jeunes manifestants, suscitant la colère de leurs camarades.
    Les forces de police ont alors directement chargé, frappant à de
    multiples reprises des manifestants sans défense. Un autre militant de
    la CGT a été pris dans l’échauffourée.

    Les forces de police ont voulu procéder aussitôt à un contrôle
    d’identité. Entouré par les militants, notre camarade a refusé de s’y
    soumettre immédiatement, cette injonction étant une atteinte manifeste
    au droit de manifester pacifiquement. Après que nous ayons tenté de
    négocier, les CRS ont de nouveau chargé, s’en prenant avec violence à un
    groupe d’une trentaine de personnes, d’où nous avions pris la peine
    d’évacuer tous les mineurs. Notre camarade est ce soir détenu au
    commissariat de Saint-Lô.

    Cette journée est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire locale.
    Jamais jusqu’ici notre ville n’avait été le théâtre de quelque violence
    que ce soit lors de manifestations. La population a toujours fait preuve
    de flegme et d’un grand respect de la légalité.

    Le jour même où le président de la République visite en coup de vent la
    capitale du département, la violence policière s’est déchaînée dans
    toute sa brutalité sur des manifestants pacifiques.

    Ce soir, ce sont non seulement une dizaine de citoyens – dont deux
    militants de la CGT- qui sont détenus injustement, touchés dans leur
    dignité et dans leur chair. Ce sont aussi les libertés fondamentales qui
    sont bafouées par la police de M. Sarkozy : droit de manifester, droit
    d’exprimer pacifiquement des opinions et des revendications, droit de
    militer dans une organisation syndicale et de faire grève.

    La violence policière qui, vue de notre département, pouvait passer pour
    un phénomène lointain, nous touche aujourd’hui de plein fouet. Notre
    démocratie, déjà bien mise à mal, est aujourd’hui malade : malade d’une
    brutalité froide et aveugle devenue la règle ; malade de l’autisme d’un
    gouvernement aux ordres du patronat ; malade enfin de l’intolérance d’un
    président incapable d’admettre que 5000 personnes lui expriment leur
    défiance, alors que seules quelques dizaines venaient le saluer.

    Les organisations syndicales demandent la libération immédiate et sans
    condition des manifestants détenus, ainsi que l’abandon de toute
    poursuite à leur encontre. Elles demandent également qu’une enquête soit
    ouverte sans délai sur la responsabilité de ces graves débordements
    policiers. Elles appellent enfin toute la population à se mobiliser dès
    maintenant en vue du mouvement national du 29 janvier prochain.

    Le 13 janvier 2009
  • Préparation de la rentrée 2009 à l’Education Nationale
    Prévisualiser | Lire la suite...
    Les organisations syndicales refusent de siéger au CTPM

    Le Comité Technique Paritaire Ministériel de l’Education Nationale était convoqué ce jeudi 18 décembre, son ordre du jour comportant notamment l’examen de la répartition de 13500 suppressions d’emplois entre les académies. Les documents préparatoires sur ce point ont été transmis, incomplets, aux organisations syndicales moins de trois heures avant le début de séance !

    A la demande légitime de report, le Ministre a opposé un refus définitif, expliquant que le calendrier ne laissait pas la place à la consultation dans les règles du CTPM.

    Dans ces conditions, l’ensemble des organisations syndicales a refusé de siéger et a décidé de ne pas répondre à la « seconde » convocation déjà prévue pour le 19 décembre. Ainsi, nous entendons réaffirmer l’opposition de tout le personnel à toutes ces suppressions et appelons à poursuivre et à amplifier la mobilisation.

    CSEN, FERC-CGT, FNECFP-FO, FSU, SGEN-CFDT,SUD Education, UNSA Education
  • Grève du 20 novembre
    Prévisualiser | Lire la suite...
    Page sans titre
                                                 Mobilisation du 20 novembre : presque un raz de marée ! 

    Après le lycée professionnel,  le gouvernement s’attaque à l’école, au lycée général et technologique, à la formation des maîtres (IUFM).

    Ces réformes d’une grande cohérence s’inscrivent dans la volonté de restructurer l’Education Nationale.

    L’ampleur de la mobilisation des personnels enseignants des premiers et seconds degrés démontre que le ministre va devoir revoir de fond en comble ses projets en commençant par celui de la loi budgétaire.
     
    Après la manifestation du 19 octobre, avec usagers du service public d’éducation,  les enseignants ont démontré clairement aujourd’hui leur refus de la mise en place d’un système éducatif ultra libéral,fondé sur des réformes rétrogrades,des économies budgétaires drastiques et la casse des services publics.

    La CGT éduc’action se réjouit d’avoir pris l’initiative d’appeler les personnels, de la maternelle à l université, à se mobiliser tous ensemble contre les suppressions budgétaires et pour une autre orientation de la politique éducative.
     
    Elle appelle à poursuivre les actions. D’ores et déjà un préavis de grève est déposé pour les journées du 24, 25, 26, 27 et 28 novembre 2008.
     
    Au-delà des actions qui vont se poursuivre dans l’éducation, la CGT éduc’action appelle les personnels, actifs et retraités, à s’engager dans la semaine d’action interprofessionnelle du 24 au 30 novembre et participer massivement aux initiatives du mercredi 26 pour créer un temps fort dans tout le pays.

  • Section fermée Guibray
    Prévisualiser | Lire la suite...

    Le couperet est tombé,


    la fillière electrotechique va fermer à Guibray (Falaise). De plus les autres fillières indus vont passer en bac pro trois ans. 4 classes sur 14 vont donc disparaitre en deux ans ce qui met le lycée en situation de grande difficulté.

    Il est urgent pour nous de connaitre la situation des autres LP touchés par la découpe sauvage. Il faut aussi constituer un reseau en urgence pour échanger informations et refléchir à des actions communes.


    Philippe Féray pour la section CGT-UNsen

  • Le cadeau de Noël
    Prévisualiser | Lire la suite...

    Une prime de Noël de 750 euros pour les chefs d'établissement

    Les personnels de direction recevront une prime de Noël de 750€ pour les chefs d'établissement et de 375€ pour les adjoints, annonce à L'AEF Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN, aujourd'hui jeudi 20 décembre 2007, à l'issue d'une audience avec Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale. Cette prime, qui récompense «les efforts et la présence» des personnels de direction, leur sera versée «en janvier ou en février». Au cours de cette entrevue, plusieurs dossiers ont été abordés, dont celui de l'autonomie des établissements : des «annonces» du ministre devraient avoir lieu début 2008.

Les articles les plus lus

  • Modèle de lettre - contestation de note administrative
    Prévisualiser | Lire la suite...
    Contestation

    Modèle de lettre

    Contestation de note administrative

    Nom, Prénom Date
    Grade-Corps
    Echelon
    Discipline
    Etablissement d'exercice


    Madame le Recteur
    S/c de M. le Proviseur (ou Principal)


    Objet : Requête en révision de note administrative


    Madame le Recteur

    J'ai l'honneur de vous informer que je dépose une requête en révision de ma note administrative.
    Je conteste les appréciations suivantes :

    Ponctualité et assiduité (arguments)
    Activité et efficacité (arguments)
    Autorité et ra et rayonnement (arguments)

    Je conteste l'appréciation générale (arguments)

    Je vous prie de bien vouloir en informer la Commission Administrative Paritaire Académique (Groupe de Travail Paritaire pour les MA) conformément aux textes en vigueur.

    Je vous prie d'agréer, Madame le Recteur, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.

    Signature

  • Notation administrative
    Prévisualiser | Lire la suite...
    Notation administrative

    Notation administrative

    Grille nationale des Certifiés et Grille nationale des PLP

    professeur d'EPS Classe normale Classe normale (note de 0 à 40)

    Echelon

    écarts indicatifs

    Moyenne

    Echelon

    écarts indicatifs

    Moyenne

    1

    30-35

    33.3

    1

    30

    2

    30-35

    33.3

    2

    30.2

    3

    30-35

    33.3

    3

    30.6

    4

    31-36

    34.2

    4

    31.1

    5

    33.5-37.5

    35.6

    5

    31-32.5

    32

    6

    34.5-38.5

    37

    6

    32-33.5

    33.1

    7

    36-39

    38

    7

    33.5-34.5

    34.1

    8

    36.5-39.5

    38.7

    8

    34.5-35.5

    35.2

    9

    37-40

    39.1

    9

    35.5-37

    36.2

    10

    38-40

    39.3

    10

    36.5-37.5

    37.2

    11

    38.5-40

    39.6

    11

    38-39

    38.5

    Grille nationale des Certifiés et Grille nationale des PLP

    professeur d'EPS Hors Classe Hors Classe (note de 0 à 40)

    Echelon

    écarts indicatifs

    Moyenne

    Echelon

    écarts indicatifs

    Moyenne

    1

    36.5-39.5

    38.7

    1

    34.5-35.5

    2

    36.7-39.7

    39

    2

    35.5-36.5

    3

    37.7-40

    39.2

    3

    36.5-37.5

    4

    38.2-40

    39.5

    4

    37.5-38.5

    5

    38.5-40

    39.7

    5

    38.5-39.5

    6

    39-40

    39.8

    6

    39-40

    Grille nationale des Agrégés Grille nationale des Agrégés

    Classe normale Hors Classe (note de 0 à 40)

    Echelon

    écarts indicatifs

    Moyenne

    Echelon

    écarts indicatifs

    Moyenne

    1

    32-35

    34

    1

    36.5-40

    38.6

    2

    32-35

    34

    2

    37.5-40

    39

    3

    32.2-36

    34.1

    3

    37.5-40

    39.4

    4

    32.5-37

    34.7

    4

    38-40

    39.6

    5

    33.5-38

    35.8

    5

    38.5-40

    39.8

    6

    34.5-39

    37.1

    6

    39-40

    39.9

    7

    36-40

    38.1

    8

    37-40

    38.9

    9

    37.5-40

    39.4

    10

    38-40

    39.6

    11

    38.5-40

    39.8

    Grille nationale des PEGC (note sur 20)

    Ech.

    2

    3

    4

    5

    6

    7

    8

    9

    10

    11

    H. Clas

    Clas. Exc.

    Note

    15.5

    16

    16.5

    17

    17.5

    18

    18.5

    18.75

    19

    19.5

    19.5

    19.5

  • Notation pédagogique
    Prévisualiser | Lire la suite...
    Notation pédagogique

    Notation pédagogique

    Pour les stagiaires lauréats des concours en formation dans un IUFM

    Classement

    Note de référence

    Certifiés

    Prof. EPS

    PLP

    1er quintile

    42

    43

    38

    2e quintile

    40

    41

    37

    3e quintile

    39

    40

    36

    4e quintile

    38

    39

    35

    5e quintile

    36

    37

    34

    liste complém.

    35

    33.5

    La note de référence est transformée en note pédagogique

    Echelon de reclassement

    Nombre de points à rajouter

    certifiés

    Prof. EPS

    PLP

    1

    0

    0

    0

    2

    0

    0

    1

    3

    0

    0

    2

    4

    0

    0

    3

    5

    1

    2

    4

    6

    2

    4

    6

    7

    3

    6

    8

    8

    4

    8

    10

    9

    6

    9

    12

    10

    8

    10

    14

    11

    10

    12

    16

    note pédagogique = note de référence + points de reclassement

    Pour les Certifiés Pour les PLP

    Echelon

    Ecarts indicatifs

    Moyenne

    Echelon

    Ecarts indicatifs

    Moyenne

    1, 2, 3, 4

    32-47

    39.5

    1

    36

    5

    33-48

    40.5

    2

    36.8

    6

    34-49

    41.5

    3

    37.6

    7

    35-50

    42.5

    4

    39.2

    8

    36-51

    43.5

    5

    37.5 - 43

    40.8

    9

    38-53

    45.5

    6

    39 – 45

    42.4

    10

    40-55

    47.5

    7

    42 – 47

    44.5

    11

    42-59

    49.5

    8

    43.5 - 49

    46.6

    9

    45 – 51

    48.7

    10

    48 – 53

    50.6

    11

    49.5 - 54

    52.4

  • Adhérer
    Prévisualiser | Lire la suite...

    Se syndiquer ? ... Combien cela coûte ? Et ... pourquoi ?

    Se syndiquer : c'est un geste de liberté, c'est choisir d'intervenir efficacement pour faire entendre sa voix, pour participer au mouvement social.
    Rejoindre la CGT, c'est choisir d'agir ensemble pour défendre l'école et ses personnels. Pour recevoir ton dossier complet d'adhésion à la CGT Educ'Action, remplis le formulaire : J'adhère à la CGT.
    Combien : 1 % du salaire mensuel net (0,50 % pour les retraités) en contrepartie desquels un timbre justificatif est remis (de plus une partie, 66% est déductible des impôts, récupérable entièrement). Possibilité recommandée de prélèvement automatique de cette cotisation mensuelle, demandez-là !
    Pourquoi : Pour financer l'activité du syndicat, solidairement, pour être efficace tant sur le lieu du travail que dans la localité au travers des Unions Locales, dans le département au travers des Unions départementales, et nationalement. Pour son indépendance en permettant au syndiqué d'être toujours maître de ses choix et décisions. On le sait bien : c'est toujours celui qui paye qui décide !

    prendre contact

    sden14cgt-elucapa@orange.fr

    ou écrire:

    URSEN-CGT
    3 allée du bois

    14740 ST MANVIEU NORREY

  • DOSSIER SYNDICAL PROMO ECHELON
    Prévisualiser | Lire la suite...
    note pédagogique

    DOSSIER SYNDICAL

    Promotion d'échelon

    Adhérent

    Oui q

    Non q

    NOM, Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . .

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    Date de naissance : . . . . . . . . . . . . . Téléphone : . . . . . . . . . . . . .

    e-mail : ...............................................

    Etablissement : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    Catégorie : PLP certifié PEGC Agrégé Autre

    q q q q q

    Titulaire q Stagiaire q

    Échelon actuel :

    Date d'entrée dans l'échelon :

    date de la dernière inspection : note connue q note inconnue q

    Zone de Texte: /100


    dernière note globale qui sera utilisée = année 2006-07 :

    (signature fiche de notation vers nov - déc. 2006)

    note pédagogique _______ / 60 Ancienneté générale de service (AGS) au 31/12/06

    note Administrative _______ / 40 (Si vous la connaissez) : ___ans ___mois __ jours

    Les dates des CAPA ne sont pas encore connues.

    Retourner cette fiche syndicale à l'adresse ci-dessous : avant les vacances de Noël

    URSEN-CGT, La Ferme du Manoir 19 rue de la chapelle 14740 ST MANVIEU NORREY

Rénovation de la filière professionnelle
Ajouter à:
Delicious
blogmarks
Blog Memes
Fuzz
Niouze
YahooMyWeb
Technorati
Écrit par Administrator   
25-12-2007

BAC PRO en 3 ans
et rénovation de la filière professionnelle

Conférence de presse CGT
le 20 décembre 2007

En 2000 l’Union Européenne s’est fixé au sommet de Lisbonne l’objectif de « devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable de croissance économique durable, accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une grande cohésion sociale ».

Même si la CGT réfute catégoriquement la mise en concurrence des personnes et des nations portée par la notion de compétitivité, pour lui substituer un objectif de coopération et de co-développement, elle peut partager l’objectif d’une croissance socialement et environnementalement équilibrée appuyée sur une cohésion sociale incluant un emploi digne pour tous. Vis-à-vis de cette perspective les actuelles décisions gouvernementales concernant l’éducation et la formation professionnelle ne vont pas dans le bon sens.

En France, la formation professionnelle s’est historiquement définie et inscrite dans l’idéal démocratique d’une formation conjointe de l’homme, du producteur et du citoyen. L’objectif d’une éducation permanente, tout au long de la vie, est de pleine actualité si nous voulons réellement nous inscrire dans une économie de la connaissance et y avoir une place pertinente.

La formation, qu’elle soit initiale ou continue, doit répondre aux enjeux soulignés avec à propos par la commission sénatoriale sur la formation professionnelle : « la formation doit répondre aux besoins de la nation, des personnes physiques et des personnes morales ».

C’est pourquoi la CGT considère que la formation professionnelle doit garantir à chaque personne, à la fois :

  • un passeport pour l’emploi
  • et un visa pour la formation tout au long de la vie.

Dès lors que la généralisation du BAC pro en 3 ans va de pair avec la disparition du Bac pro actuel qui s’acquiert via le BEP, elle ira à l’opposé de cet impératif.

La paupérisation de la société française accroît les problèmes sociaux et économiques d’un nombre grandissant de jeunes. Or les statistiques montrent que les publics accueillis dans la filière professionnelle sont massivement issus des populations les plus défavorisées. Notre système éducatif participe de façon très insuffisante à la neutralisation de cet état de fait, il ne garantit pas l’acquisition du socle de savoirs et de la culture nécessaires à chaque jeune pour construire un parcours professionnel.

La réforme Darcos va contribuer à casser des jeunes pour lesquels le BAC pro restait une façon de rompre avec la fatalité du collège ; elle va les casser avant de leur avoir donné le temps de se construire. C’est inacceptable !

La CGT n’est pas défavorable à l’existence d’une filière BAC pro en 3 ans à condition de respecter les préconisations avancées par le rapport de l’Inspection Générale de l’Education Nationale (IGEN) de 2005 sur le bilan de l’expérimentation engagée en 2001 à la demande de l’UIMM, et en particulier l’impératif de maintenir dans le même établissement, ou tout du moins dans le même bassin de formation, la voie en 4 ans aux côtés de celle en 3 ans.

La CGT est résolument contre un BAC pro généralisé s’accompagnant de la disparition du BAC pro en 4 ans et de la mise à mort annoncée du BEP même si le ministre s’en défend.

La dignité d’un diplôme n’a rien à voir avec la durée du cursus précédent son acquisition. Notre pays dispose de quatre voies d’accès à la certification d’égale dignité bien qu’étant accompagnés de cursus de durée différente (voie scolaire et apprentissage pour l’initial, mais aussi formation continue ou VAE). Nous tenons à ce que tout diplôme garantisse à la fois un accès à l’emploi et les moyens de construire un parcours professionnel que nous voulons sécurisé.

Au vu de la réforme imposée par le gouvernement la CGT pose trois questions :

est-ce que la généralisation du BAC pro en 3 ans va améliorer la réussite des jeunes engagés dans la filière professionnelle ? Nous pensons qu’au contraire elle va éliminer les jeunes en difficulté et les cantonner à devenir de la main d’œuvre de faible niveau facilement exploitable.

est-ce que la généralisation du BAC pro en 3 ans va améliorer la reconnaissance des qualifications dans les grilles de classifications des conventions collectives ou du secteur public ? Nous pensons au contraire qu’en visant, de fait, la suppression du BEP, elle va inciter les employeurs à baisser le paiement du baccalauréat professionnel, voir des autres certifications professionnelles de même niveau.

est-ce que la généralisation du BAC pro en 3 ans va améliorer la capacité des jeunes ayant ce diplôme en poche à poursuivre dans l’enseignement supérieur? Nous pensons au contraire qu’elle va aggraver la situation pour la minorité de jeunes continuant en université après avoir obtenu le BAC pro.

A Bordeaux, Agen, Caen, Nantes et bien d’autres lieux, les enseignants, parents et élèves, manifestent contre une généralisation du BAC pro en 3 ans associée à la disparition de la voie en 4 ans.

La Région Bretagne, entre autres, demande une concertation sur le sujet. Leur CESR ayant adopté unanimement une motion réclamant cette concertation[1].

La CGT est à leur côté car il en va de la possibilité de permettre à chaque jeune de trouver dans la voie scolaire le cursus adapté à ses besoins pour lui assurer la réussite au diplôme, une entrée dans l’emploi et la capacité d’engager un parcours professionnel évolutif.

La moitié des jeunes scolarisés suivent un enseignement professionnel, technologique ou vont en apprentissage. 30% sont dans l’enseignement professionnel. Or 54% d’entre eux ne vont pas jusqu’au BAC même s’ils sont nombreux à se reconstruire grâce à l’enseignement professionnel. Généraliser le BAC pro en 3 ans c’est renvoyer un grand nombre de ces jeunes sur le marché de l’emploi dans les plus mauvaises conditions.

Sur les 46% qui vont jusqu’au BAC seuls 1/3 obtiennent le diplôme (dont 20% ayant eu besoin de 5 années pour y arriver).

22% des jeunes ayant obtenu le BAC pro continuent leurs études, les 3/4 en STS.

Les IUT accueillent 0,7% des bacheliers professionnels, 6% des jeunes ayant le BAC pro s’inscrivant à l’université hors IUT.

Seulement un de ces jeunes sur dix atteint un diplôme du supérieur, la plupart du temps en 3 à 5 ans.

La généralisation du BAC pro en 3 ans accroîtrait les difficultés de ces jeunes et n’aiderait en rien pour atteindre l’objectif de 80% d’une classe d’âge au BAC et 50% à un diplôme du supérieur.

S’il est vrai que le nombre d’ingénieurs est passé de 21000 en 1990 à 37000 aujourd’hui, les DESS et licenciés étant quatre fois plus nombreux dans le même temps, l’expérimentation de la filière BAC pro en 3 ans n’a été d’aucun apport significatif dans ces résultats.

Selon les chiffres publiés par l’ONISEP les jeunes en licence viennent à 81% du BAC général, 16% du BAC technologique et seulement 3% du BAC pro. Généraliser le BAC pro en 3 ans en faisant disparaître la filière en 4 ans ne peut qu’aggraver cette situation.

Quand au BEP il reste un diplôme charnière important puisque 42,5% des jeunes qui obtiennent ce diplôme continuent en BAC pro, 13,5% faisant une 1ère technologique ou un classe d’adaptation, et 33,5% d’entre eux rentrant dans la vie active.

Les résultats de l’expérimentation du BAC pro en 3 ans, réalisée depuis 2001 à la demande de l’UIMM, doivent être regardés de près. L’affichage d’un taux de réussite élevé pour les jeunes ayant obtenu la BAC pro en 3 ans par la voie de l’apprentissage dans les CFAI est directement en relation avec la sélection opérée sur les candidats très majoritairement sortis de 1ère générale ou ayant déjà un CAP. Une filière BAC pro en 3 ans, sans doute adaptée à une partie des jeunes, ne doit pas se traduire par la disparition de la filière en 4 ans.

La CGT est prête à discuter de l’ensemble des problématiques de l’enseignement professionnel, y compris de la mise en place de baccalauréats professionnels en 3 ans, mais elle estime que la généralisation imposée par le gouvernement conduira à empêcher une partie des jeunes d’atteindre le niveau IV et à déstabiliser d’avantage une voie de formation qui ne demande pourtant qu’à développer ses potentialités.

Avoir l’ambition de gagner un an dans la filière professionnelle et d’amener une classe d’âge au baccalauréat nécessitera des moyens significatifs qui font défaut à la loi de finance 2008. Faute de ces moyens l'échec serait assuré.

Au vu des ces éléments et conscient des enjeux pour la réussite de tous les jeunes, partout où la question de la filière professionnelle et les référentiels se discutent, la CGT et ses représentants vont se mobiliser afin de maintenir la possibilité pour chaque jeune de trouver un cursus scolaire adapté à ses besoins. La méthode adoptée par monsieur Darcos, imposant l’issue de la réforme et enjoignant aux interlocuteurs sociaux de discuter des modalités d’application, est inadmissible.

Cette réforme du baccalauréat professionnel n’est pas d’ordre pédagogique mais avant tout budgétaire. Comment ne pas la rapprocher de la suppression de 11 200 emplois d’enseignants cette année, et de l’annonce de 20 000 suppressions par an pendant les 4 ans qui restent de la mandature ?

Des déclarations laissent aussi penser qu’il ne s’agirait là que de la première phase d’un vaste projet de restructuration concernant l’ensemble du second degré, y compris la voie générale. Le but étant de limiter l’offre de formation pour en limiter les coûts.

Notre pays a besoin d’une filière professionnelle majeure ayant les moyens nécessaires à la mise en œuvre de parcours personnalisés garantissant à chaque jeune de pouvoir atteindre le plus haut niveau de formation initiale possible. Si rénovation il doit y avoir elle ne peut se faire sur le dos des jeunes. C’est un enjeu de développement économique et de cohésion sociale.


[1] Aujourd’hui en Bretagne, plus de 250 cursus de formation seraient ainsi modifiés, dont 240 dans les lycées publics. Dans les seuls lycées publics, ces modifications entraînent la fermeture de 39 divisions, c'est-à-dire l’équivalent de 1000 lycéens.

Dernière mise à jour : ( 25-12-2007 )
 
Pourquoi se syndiquer à la CGT ?
Ajouter à:
Delicious
blogmarks
Blog Memes
Fuzz
Niouze
YahooMyWeb
Technorati
Écrit par Administrator   
12-02-2007
Pourquoi se syndiquer à la CGT ?

Pourquoi se syndiquer à la CGT ?

Par ses contenus et son exercice auprès d'une matière "vivante", le métier d'enseignant a de fortes spécificités. Pour autant, les enseignants sont aussi des salariés. Ils ont à faire valoir des intérêts individuels et collectifs. Si certaines revendications peuvent s'appréhender à partir d'un périmètre professionnel, d'autres en revanche exigent une approche plus transversale. Les rémunérations et l'évolution de l'emploi, conditionnés l'un et l'autre par le budget de l'État, exigent de leur donner la dimension fonctionnaire. Les questions de protection sociale ou de retraite sont encore plus universelles. Il est donc logique qu'elles soient portées solidairement par tous les salariés. En réunissant en son sein toutes les professions, le syndicalisme confédéré offre un cadre privilégié pour débattre de ces sujets, élaborer des propositions alternatives et agir ensemble.

Denis BAUDEQUIN (secrétaire général de la CGT Educ'Action)

Dernière mise à jour : ( 22-11-2007 )
 
Adhérer
Ajouter à:
Delicious
blogmarks
Blog Memes
Fuzz
Niouze
YahooMyWeb
Technorati
Écrit par Administrator   
12-02-2007

Se syndiquer ? ... Combien cela coûte ? Et ... pourquoi ?

Se syndiquer : c'est un geste de liberté, c'est choisir d'intervenir efficacement pour faire entendre sa voix, pour participer au mouvement social.
Rejoindre la CGT, c'est choisir d'agir ensemble pour défendre l'école et ses personnels. Pour recevoir ton dossier complet d'adhésion à la CGT Educ'Action, remplis le formulaire : J'adhère à la CGT.
Combien : 1 % du salaire mensuel net (0,50 % pour les retraités) en contrepartie desquels un timbre justificatif est remis (de plus une partie, 66% est déductible des impôts, récupérable entièrement). Possibilité recommandée de prélèvement automatique de cette cotisation mensuelle, demandez-là !
Pourquoi : Pour financer l'activité du syndicat, solidairement, pour être efficace tant sur le lieu du travail que dans la localité au travers des Unions Locales, dans le département au travers des Unions départementales, et nationalement. Pour son indépendance en permettant au syndiqué d'être toujours maître de ses choix et décisions. On le sait bien : c'est toujours celui qui paye qui décide !

prendre contact

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

ou écrire:

URSEN-CGT
3 allée du bois

14740 ST MANVIEU NORREY

Dernière mise à jour : ( 21-05-2008 )
 

Sondage

Comment avez-vous connus ce site ?
 

Personnes ont visité ce site

Syndication

Agenda

L M M J V S D
29301 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31 1 2
L M M J V S D
27282930311 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31 1 2 3 4 5 6